Louise Labé
UNE POETE A LOUIS FEUILLADE

Un poète, cela peut encore se trouver par les temps qui courent. « Une » poète, c’est plus rare. Elles sont peu dans l’Histoire de la littérature, dont Louise Labé, étudiée cette année. Celle que nous avons reçue, jeudi 18 février, au CDI de Louis Feuillade, où l’on exposait ses ouvrages, déteste le mot « poétesse », ce qui ne l’empêche pas de faire partie de l’anthologie de la poésie féminine au XXIème siècle (Edition le bateau Ivre).

Elle s’est inventé une sorte de double, appelé Miss Drac’Ula, qui incarne un peu la volonté des femmes de se libérer des interdits et des conditionnements. C’est en ce sens qu’Anne-Marie Jeanjean s’est présentée comme une auteure « engagée mais sans mots d’ordre ». Nous avons ainsi appris qu’elle a travaillé, dans l’Hérault où elle habite, dans l’industrie pharmaceutique, « ce qui explique peut-être son goût de la recherche en écriture » a-t-elle répondu.

La visite a consisté en la découverte de ses livres manuscrits, couverts d’enluminures, parfois au pinceau chinois parfois au calame arabe. Anne-Marie Jeanjean pratique en effet une « poésie du monde » à l’instar de la musique. Comme elle travaille plus précisément la poésie sonore elle nous a montré une vidéo où une comédienne lit ses textes de façon volontairement drôle et ultra rapide, ce qui a stupéfié la plupart d’entre nous qui en savions pas que l’on pouvait tirer autant d’effets des sons qui composent le langage.

De même, elle a insisté sur « le travail visuel de mise en page » qui caractérise l’originalité de son travail. Une rencontre d’autant plus enrichissante qu’Anne-Marie Jeanjean nous a révélé avoir été marquée, petite, par son arrestation, avec sa maman par la gestapo , ce qui l’a profondément marquée « dans sa poésie et dans ses engagements ». Et puis la poésie sonore et visuelle complètera pour le bac de fin d’année notre culture poétique, il est vrai très incomplète…

Collectif 1
ère L2