Exposition FRAC 2015

Jessica Diamond

Hissa Fei Chang

L’écriture dans l’art
En complément à l’exposition du FRAC.
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EXPO ECRITURES A MUSIDORA

Rédiger un compte-rendu d’exposition étant donné les circonstances tragiques que nous connaissons pourrait paraître dérisoire. Justement : il importe aux lycéens que nous sommes de montrer que la vie, et notamment la vie culturelle, a fortiori dans un lycée, doit suivre son cours et doit être préservée plus que jamais.
Nous avons donc reçu jeudi dernier la visite d’Emmanuel Latreille, directeur du Frac (Fonds régional d’art contemporain du L-R), autour d’une Exposition Écritures en la galerie Musidora, du Lycée Louis Feuillade à Lunel.
Il nous a expliqué, durant une bonne heure, la signification des œuvres exposées, parfois difficiles d’accès, de sorte que, durant le vernissage, nous puissions, en tant que « musidorables » à notre tour fournir des informations au public, à nos camarades ou à nos parents.
En gros, il s’agissait de montrer les cinq relations principales que le langage entretient avec l’art (communication, expression, définition, poésie, aspect urbain et fonctionnel), notamment en illustrant le mouvement dit conceptuel, et ses incidences chez de nouveaux artistes du monde entier.
L’œuvre la plus impressionnante fut celle de la taïwanaise Hsia Fei Chang qui occupait l’une des deux salles. Il s’agit d’une dizaine d’enseignes colorées, restituant une rue de Hong Kong, soit à partir de mots de tous les pays (chinois, anglais, français…), soit à partir d’images (pilule, nuage…), soit à partir des deux (ice cream). Le tout dans une ribambelle d’ampoules électriques qui clignotent et de couleurs publicitaires à foison.
Dans la seconde pièce, directement sur le mur, un monochrome bleu de Jessica Diamond, sur lequel ruisselait, comme des rigoles d’eau, le mot YES, écrit en gestes amples et lyriques. Au contraire, juste à côté, un carré assez austère du groupe Art et Language, définissant leur conception d’une œuvre d’art en anglais. En face, quelques manuscrits de l’anglais Joseph Grigely, atteint de surdité de naissance, et qui a fait de son handicap matière à création. Enfin, un allemand, Ulrich Meister conclut l’exposition en livrant, sur un panneau polystyrène, son journal intime, évoquant ses problèmes artistiques mais aussi quotidiens.
Une exposition difficile mais qui nous a permis de réfléchir sur une tendance non négligeable de l’art contemporain. Celle qui met en évidence le langage, dont on a tant besoin pour mieux se comprendre et vivre en paix…

Les Musidorables du Lycée Louis Feuillade.

Travaux d’élèves autour de l’exposition
Mathieu Emma & Buis-Deleuze Léa
Seconde 12
Elèves de Me Isabelle Marchesi

Présentation de l'oeuvre :
Dans les deux pièces , il y a présence d'écritures grecques , orientales , américaines ...or il manque les écritures venant d'Afrique . Nous avons donc voulu compléter les salles en ajoutant l'écriture égyptienne: les hiéroglyphes.
Notre œuvre sera donc un tunnel de forme rectangulaire en bois ( le bois étant un matériel facile à transporter).Pour créer un effet de briques rappelant celles des pyramides , des peintures jaune sable et marrons seront appliquées sur le bois .
A l'intérieur de ce tunnel , des hiéroglyphes écrits sur du papyrus seront collés sur les murs comme s'ils étaient écrits à l'intérieur d'une pyramide (le long des murs).De plus , pour mieux transporter le spectateur en Egypte , nous avons rajouté des fleurs de papyrus et quelques pierres ( rochers) .
Cela rajoute un peu de nature à l'oeuvre.
Celle-ci sera positionnée entre les deux pièces pour insister sur le fait qu'elle les réunit.
Enfin , le but de cette œuvre est de perturber le spectateur pour lui donner l'impression d'être parti en Afrique.

Présentation de la maquette :
Suite à ce projet , nous avons réalisé une petite maquette qui l'illustrera .En effet , elle est composée d'un tunnel en bois entouré d'un papier de verre de couleur marron rappelant les briques des pyramides . De la peinture jaune est positionnée dessus ainsi que sur la plate-forme pour ajouter un effet sable à l'oeuvre .
A l'intérieur , les hiéroglyphes sont collés sur le bois . Afin de rajouter des petites touches natures , une fleur de papyrus est collée contre le tunnel avec quelques cailloux. Pour finir , la plate-forme n'est pas très rigide pour mieux accentuer l'effet dune de sable des déserts .
Margane Cum, Clelia Maurizy & Océane Mas
Affiches pour l’exposition
Elèves de Bernard Teulon-Nouailles